RGAA ou WCAG : quelle différence ?
On oppose souvent RGAA et WCAG, à tort : ils ne sont pas concurrents. Les WCAG sont le standard international ; le RGAA est la méthode française qui les rend applicables et vérifiables. Voici comment ils s'articulent.
WCAG : le standard international
Les Web Content Accessibility Guidelines (W3C) définissent des critères de succès classés par niveaux (A, AA, AAA). C'est la référence mondiale de l'accessibilité web, mais elles ne disent pas *comment* tester chaque critère de façon homogène.
RGAA : la méthode française qui l'opérationnalise
Le Référentiel général d'amélioration de l'accessibilité reprend les critères WCAG de niveau A et AA et y ajoute une méthode de test précise (une série de tests par critère) pour obtenir des résultats reproductibles. En clair : le RGAA est un « comment vérifier » adossé au « quoi » des WCAG.
C'est aussi le cadre réglementaire du secteur public français (loi n° 2005-102). Pour le privé, l'European Accessibility Act s'appuie sur des exigences alignées avec les WCAG (via la norme EN 301 549).
Ce que ça change en pratique
Viser la conformité WCAG 2.1 AA vous met en très bonne position pour le RGAA. Le RGAA ajoute surtout de la rigueur de test et des obligations documentaires (déclaration, schéma). Un scan automatique mesure la part automatisable des deux — le reste relève de la vérification humaine.
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FAQ
Dois-je choisir entre RGAA et WCAG ?
Non. Respecter les WCAG AA est la base ; le RGAA est la méthode française pour le vérifier et le déclarer. Viser l'un sert l'autre.
Un score RGAA correspond-il à un niveau WCAG ?
Le RGAA porte sur les critères A et AA des WCAG. Un bon taux RGAA reflète donc un bon alignement WCAG AA sur la part mesurée — la validation humaine complète le tableau.